Les techniques
du solo...
Dans un blues, le guitariste utilise la gamme pentatonique majeure et mineure.
La gamme pentatonique mineure est la plus populaire. Voici deux des plus grands
clichés blues conçus à partir de la gamme pentatonique. Ils ont été joués par
B.B. King, Stevie Ray Vaughan, Albert King, Eric Clapton et plusieurs autres...



La gamme pentatonique de "La" mineure avec extensions: 
Le bluesman n'utilise pas seulement le doigté de base de la gamme pentatonique
mineure. Il va improviser avec les extensions de la gamme. Les extensions
techniques sont des notes appartenant à la gamme et elles sont jouées dans une
autre position. Ci-dessus, nous avons des extensions supérieures, elles sont
situées dans le registre aigu.
Voici l'un des plus grands clichés conçus à partir de la gamme pentatonique avec
extensions. Il a été joué par Stevie Ray Vaughan, Albert King, Luther Allison,
Eric Clapton et bien d'autres.


Initions-nous à un des principes les plus importants du blues. C'est le concept
Qustion-Réponse.
Qu'on soit chanteur ou instrumentiste, il est bien important de comprendre et de
maîtriser cet aspect du blues. Le blues serait le résultat de plusieurs
influences musicales que les noirs d'Amériques auraient subit. Une de ces
influences est le work-song (chant de travail). Ce chant était la création des
esclaves noirs pour qui la musique aidait à endurer la journée. Un meneur
lançait une mélodie et le reste du groupe lui répondait par une autre. Le
principe Qustion-Réponse n'est pas plus compliqué que ça.
Voici, un exemple de l'influence de ce principe dans le blues. On peut écouter
James Cotton nous interpréter Got My Mojo Working.
Comment le guitariste peut-il utiliser ce concept ?
Voici un exemple chez Muddy Waters qui nous interprète "Baby Please Dont' Go".
Muddy chante son premier vers, et la guitare répond par une imitation de la
mélodie.

La mélodie qui suit représente aussi ce principe.
Dans ce blues en La majeur, les premières notes représentent la question et les
quatre dernières représentent la réponse.

Un classique!!! Par contre, la réponse est trop conclusive pour une
introduction. Il faut utiliser la réponse interrogative.

Dans la section précédente de cette page, vous constatez une question-réponse
simple. Si vous utilisez ce type d'une façon répétitve, cela sera ennuyeux.
Idéalement, nous devons développer nos improvisations. La question-réponse
simple nous rend la création un peu plus ardu.
La réponse interrogative nous permet de foncer vers l'avant. Le principe est
bien simple. Lorsque vous jouez votre réponse, ajoutez une note non-conclusive à
la suivante de votre note conclusive. Une note conclusive est une note qui donne
l'impression que la mélodie ou la pièce finit à l'instant. Notre oreille est
stimulée par la note non-conclusive, et à l'audition de cette note, nous ne
sommes pas rassasié. Nous voulons entendre une suite. Ce type de réponse suscite
l'intérêt de l'auditeur.
Le solo d'Eric Clapton sur la pièce "Tore Down" illustre ce principe, étudions
l'introduction du solo.

La dernière note (encadré en rouge) a été tronqué. Les
deux premières notes sont la question et les quatres suivantes sont la réponse.
Maintenant, ajoutez la note non-conclusive et écoutez la différence !

Voici, une finale couramment utilisée à la fin d'un solo. Ici, les notes font
parties de la gamme pentatonique de la mineure.


Voici, une finale couramment utilisée à la fin d'un solo. Ici, les notes font
parties de la gamme pentatonique de la mineure avec extensions supérieures.

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